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Pourquoi je suis parti!

Publié le par KBENJAMIN

Pourquoi je suis parti!

Pour avoir tué dans l’œuf un projet qu’il a lui-même initié, Principal 1er m’accusa de tous les maux d’Israël. A qui voulait l’entendre. Et dans mon dos bien-sûr. Courageux qu’il est, il n’a pas eu la baraka pour me le dire en face.

Voici son brillant palmarès.

• Néophyte à souhait. C’est sa 1ère année à la tête de cet établissement dont je tairai volontairement le nom pour éviter toute publicité gratuite. Mais que de casseroles ! Lui le musicien qui voulait à tout prix casser du plasticien.

• Très peu communicatif.

• Passe le plus clair de son temps dans son bureau à mijoter des renvois. Il en a trois à son compteur. Depuis la rentrée. Pas pour incompétence. Mais pour y placer des amis métis très très COMPETENTS. La politique du « Poussez-vous pour que je fasse asseoir mes protégés ». Qui sera le prochain sur sa liste noire ?

• Ne rentre jamais en salle des profs. Même s’il passe devant pour rejoindre sa tour d’ivoire. Les rares fois (1 ou 2) où il y a mis les pieds, c’était pour échanger chaleureusement avec deux de ses amis professeurs blancs (ses protégés) et ressortir comme il y est entré. Froid et distant comme une nuit hivernale.

• Ne me saluait plus. J’étais devenu trop encombrant et envahissant pour son espace vital. Qui sait ?

• A l’intention de postuler comme vice-proviseur dans un établissement international français à Abidjan. Après avoir mis sens dessus dessous le royaume à lui confié et positionner ses protégés très très COMPÉTENTS dans ledit établissement qu’il gère comme un bon « magister ». Au gré de ses humeurs très changeantes.

• A fait récupérer des manuels d’arts plastiques et de mathématiques une semaine avant les vacances de Noël. A quel noir dessein ?

• A poussé le ridicule à me demander de choisir entre ma carrière artistique et mon statut d’enseignant dans l’établissement qu’il dirige. C’était le comble de la bêtise. En 25 ans de carrière, aucun de mes proviseurs m’avaient mis face à un tel choix. Bien au contraire ! J’étais une fierté, leur fierté !

Principal 1er voyait d’un mauvais œil que je prenne part à la Caravane du Livre initiée par l’ALCI, l’animation d’ateliers sur la BD initiée par le Ministère de la Culture de mon pays, les séances de dédicaces que j’effectuais… Que peut-on en attendre d’un individu avec une telle sécheresse de l’esprit ?

Cette goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut une invite pour pondre un courrier de 4 pages adressé à la Haute Cour d’Administration. Courrier dans lequel je fustigeais cette attitude de mépris notoire et inconséquent. Deux options se présentaient:

- régler le problème qui subsistait

- me libérer de mon engagement contractuel

La deuxième option fut la bonne. C’était bien celle qui les arrangeait.

A la reprise, le prof de maths était parti. Par la volonté du roitelet de Principal 1er. Deux semaines après, c’était au tour du professeur d’arts plastiques. Après 8 années de bons et loyaux services en qualité de vacataire dans cette structure.

J’avais un devoir de mémoire, un devoir de vérité : porter ces faits à la connaissance de mes élèves surtout. Ces enfants magnifiques que j’ai formés pendant toutes ces années.

Pardonnons-lui. Même s’il sait ce qu’il fait ! Et souhaitons-lui bon vent ! Car il en a bien besoin. L’avenir nous situera.

The best is yet to come ! Free, free at last !

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